dimanche 29 juin 2014
dimanche 27 avril 2014
"L'attentat", de Yasmina Khadra
Yasmina Khadra est un romancier algérien qui a été officier de l’Armée algérienne dans les années les plus dures de la lutte contre le terrorisme islamique du Groupe Islamique Armé. Il a écrit une Trilogie d’Alger où il racontait en clé de « roman noir » des histoires situées à cette époque-là. Des histoires où la cruauté, la corruption, la violence défermée ailleurs étaient les protagonistes principales. Après, il a écrit d’autres histoires avec un dénominateur commun, à savoir, les protagonistes de ses romans avaient une très grande difficulté à se reconnaître membres d’une société déchirée par la violence, incapables de s’identifier avec aucun des partis contendants. Au début, il a dû masquer son propre identité sous le pseudonyme qui l’a fait fameux et, finalement, il a dû partir en France. Quelques-unes de ses œuvres ont été portées sur l’écran avec un grand succès, comme celle-ci titrée « Ce que le jour doit à la nuit » qui est arrivée aux cinémas d’Alicante récemment.
Je suis un fidèle lecteur de ses romans, je les ai pratiquement tous lus et ceux que je ne les ai pas lus encore, je les ai en attente sur la table de chevet. Je viens de lire maintenant « L’attentat «, une histoire qui se passe en Israël, il y a quelques années. L’histoire commence brutalement avec un attentat commis par un terroriste suicide. Les cadavres commencent à arriver à l’hôpital où travaille le protagoniste, un chirurgien arabo-israélien très réputé, modèle et exemple du succès de l'intégration suposée des arabes dans la société israélienne. Il habite à une très belle maison, dans un quartier chic, il est heureusement mariée…
Heureusement mariée ? ?? Parmi les cadavres qui arrivent à l’hôpital il y en a un très spécial, ce du terroriste suicide, « de la » terroriste suicide à vraiment dire. La terroriste suicide qui s’est faite exploiter dans un restaurant plein de familles et qui a tué dix-sept individus était… sa femme. Alors, toute sa vie jusqu’à ce moment-là reste suspendue dans un état d’incompréhension. Il se sent confus, trompé, abasourdi... Tout ce qu’il croyait sous contrôle, justement réglé, devient absolument renversé. Ses voisins israéliens lui font objecte d’humiliations et d’affronts et la majorité de ses collègues l’en veulent. Seulement quelques amis essaient de l’aider. Mais il commence un périple de recherche qui l’amène à connaître les raisons qui ont mu sa femme à devenir une terroriste. Il trouve les flics, la famille de sa femme, la sienne, les cellules terroristes, les illuminés avec des discours incendiaires... Pourtant, il ne revient pas à s’identifier avec personne.
Les histoires de Yasmina Khadra sont des histoires émouvantes qui mélangent des émotions extrêmes avec la narration des faits divers, racontées avec un style précis en les descriptions et aussi en les scènes d’action et aux dialogues. M. Khadra est un écrivain que j’aime beaucoup –bien que tous les livres ne soient pas également réussis- et que je vous recommande fortement.
La nouvelle pédagogie
Personalize funny videos at Bombay TV by Graphéine - logo
dimanche 30 mars 2014
lundi 10 mars 2014
L'amour qui s'invente . Le nouvel album de Mokaiesh
« L’amour qui s’invente » sortira en avril. Voici trois chansons et plus d'information.
samedi 22 février 2014
La cage en verre
« Nous vivons enfermés dans une cage de verre », soutient Michel Tournier. Une cage où nous sommes piégés mais, à même temps nous restons visibles aux autres.
En effet, des changements sociaux importants subis depuis la première partie du XXe siècle nous ont amenés à cette situation. Un des plus importants se réfère à l’individualisation et la fin de la vie collective. Le modèle de ville finalement imposé est pensé pour la voiture, l’icône des temps actuels. Ainsi, on a assisté pendant ce siècle à l’apparition des macro-villes, avec de grandes avenues, d'hauts bâtiments avec des appartements minuscules… Ma petite maison, ma petite voiture, voici les objets de désir des esprits contemporains. Ils ont signifié la destruction de la cellule sociale traditionnelle, c’est–à-dire la famille élargie. Par conséquent, les villages se meurent et les quartiers ont du mal à rester vivants en raison de la vogue de la maison individuelle.
Ensuite, certaines techniques modernes ont contribué à répandre la solitude réelle. À preuve, l’Internet, le courrier électronique, le whatsapp entraînent une communication virtuelle. On a la fausse apparence d’être en contact avec le monde entier, depuis la salle de travail de la maison particulière ou depuis le terminal du portable et, par contre, on ignore ce que se passe de notre côté immédiat.
Néanmoins, il y a des opposants qui remarquent certains signaux encourageants, entre autres dans la vie culturelle, marquée par un certain regain de la fête collective, comme l’exemple des festivals d’été démontre, avec des foules importantes venues de n’importe où pour partager une communion collective.
De surcroît, on assiste de plus en plus à un grand élan caritatif, tel est le cas des campagnes de Téléthon ou de la lutte contre le cancer qui attestent la solidarité de l’opinion.
En conclusion, l’affirmation de Michel Tournier, bien qu’elle marque notamment le sens des temps actuels, doit être nuancée par les petits indices qui nous permettent de ne pas jeter l'éponge.
Eurosceptiques
On peut être eurosceptique en 2014? Envisageant les dernières politiques de l’Union Européenne, on a envie d’enculer l’Europe, de l’envoyer en enfer. Mais, une fois la rage dissipée et la raison ayant repris les rênes, une fois l’esprit rend serein, il faut analyser en détails ce que être eurosceptique signifie. Et la meilleure manière est passer en revue ceux qui ont été réputés comme eurosceptiques.
En premier lieu, on trouve les britanniques. En effet, dès le temps du roi Henri VIII, les affaires étrangères du Royaume-Uni ont été marquées par une politique de l’équilibre, ce qui veut dire empêcher que personne ou aucun pays menace l'hégémonie de la puissance britannique. Ainsi, ils ont regardé la constitution de l’Union Européenne comme un mal mineur et ils en sont devenus membres pour la contrôler et non pour contribuer à son succès. En effet, ils participent seulement des politiques que les rendent des bénéfices, tandis qu’ils restent dehors d’autres qui les restreignent leur capacité de décision, par exemple, l’espace Schengen, la monnaie ou la souveraineté sur la politique économique et la régulation du travail.
En second lieu, la droite nationaliste. Le Front National en France, la droite du parti torie au Royaume-Uni, les partis néonazis en Allemagne et d’autres similaires dans différents pays, s’opposent à une Union Européenne qui signifie la disparition de les essences patries, diluées dans une supposée identité européenne.
Et finalement, la gauche radicale, qui voit l’Union Européenne comme la gardienne des essences néolibérales. Le projet de Constitution européenne en 2004 sacralisait le modèle économique libéral, mais la victoire pyrrhique que supposa le « no » vainqueur en France et en Hollande, empêcha de la graver dans la pierre pour le futur. Et je dis « pyrrhique » parce que le Traité de Lisbonne a finalement introduit une bonne partie des réformes prévues sous une formule moins formelle mais également efficace.
Alors, face à l’ensemble de ces approches et en tenant compte de l’importance des questions traitées, je crois, cette fois et sans que cela constitue un précédent, qu’il faut voter pour une Europe alternative, une Europe qui écoute les citoyens, principalement ceux qui souffrent d’ une situation, la plus douloureuse, la pauvreté et la marginalisation.
dimanche 26 janvier 2014
Traduction, trahison, "linguicide"
Les derniers temps, quand on parle du langage, on met l’accent sur l’aspect communicatif en oubliant une autre fonction également importante, celle de la représentation de la réalité. C’est à travers du langage qu’on appréhende le monde qui nous entoure, une capacité spécifiquement humaine qui nous permet de rendre sens à un ensemble de sons. À ce sujet, il faut souligner que les anciens grecs utilisaient le même mot –logos- pour parler de la pensée et du langage. De plus, ce procès a été élaboré collectivement, à fin de permettre la communication. Les deux faces de la même monnaie.
Mais le langage, qualité humaine universelle, se matérialise à travers des langues fortement liées à des contextes sociaux et géographiques concrets qui les conditionnent. Ainsi, certaines tribus africaines n’ont pas le concept de « carré », parce que ni le contexte leur offre une réalité pareille, ni eux ont besoin d'un tel concept. Un autre exemple : tandis que nous n’utilisons que deux mots pour parler de l’état solide de l’eau –neige et glace-, les inuit, un peuple qui habite près du Pol Nord, n’utilisent onze. En effet, chaque langue offre une manière particulière et nuancée d’apercevoir le monde qui l’entoure. En conséquence, on ne peut voir la traduction que comme une trahison, peut-être nécessaire, mais trahison à la fin.
Enfin, si on accepte la prémisse précédente, on acceptera aussi que l’extinction d’une langue ne puisse être conçue que comme une perte irréparable pour l’humanité. Néanmoins, c'est surprenant que personnes qui tueraient quiconque osant détruire une empreinte ancienne, un site archéologique par exemple, assistent impassibles à la disparition d’une langue, un patrimoine encore vif et rutilant. Et ceci se passe maintenant à notre pays, où trop de personnes, même des étudiants de langues, luttent contre, ou ne protègent pas suffisamment, les langues minoritaires ménacées d’extinction. Ceux-ci sont les « linguicides ».
Mais le langage, qualité humaine universelle, se matérialise à travers des langues fortement liées à des contextes sociaux et géographiques concrets qui les conditionnent. Ainsi, certaines tribus africaines n’ont pas le concept de « carré », parce que ni le contexte leur offre une réalité pareille, ni eux ont besoin d'un tel concept. Un autre exemple : tandis que nous n’utilisons que deux mots pour parler de l’état solide de l’eau –neige et glace-, les inuit, un peuple qui habite près du Pol Nord, n’utilisent onze. En effet, chaque langue offre une manière particulière et nuancée d’apercevoir le monde qui l’entoure. En conséquence, on ne peut voir la traduction que comme une trahison, peut-être nécessaire, mais trahison à la fin.
Enfin, si on accepte la prémisse précédente, on acceptera aussi que l’extinction d’une langue ne puisse être conçue que comme une perte irréparable pour l’humanité. Néanmoins, c'est surprenant que personnes qui tueraient quiconque osant détruire une empreinte ancienne, un site archéologique par exemple, assistent impassibles à la disparition d’une langue, un patrimoine encore vif et rutilant. Et ceci se passe maintenant à notre pays, où trop de personnes, même des étudiants de langues, luttent contre, ou ne protègent pas suffisamment, les langues minoritaires ménacées d’extinction. Ceux-ci sont les « linguicides ».
lundi 30 décembre 2013
samedi 28 décembre 2013
Francophilie
Nous, les amis,
décidément francophiles.
Quelle, la raison
qui nous a
mené au-délà?
Chaqu'un,
sa propre histoire:
une prof amoureuse,
un père éxilé,
une chanson touchante,
un voyage à Paris,
un parfum réussi,
un but de Rivéry
(ou de Platini,
les plus anciens).
décidément francophiles.
Quelle, la raison
qui nous a
mené au-délà?
Chaqu'un,
sa propre histoire:
une prof amoureuse,
un père éxilé,
une chanson touchante,
un voyage à Paris,
un parfum réussi,
un but de Rivéry
(ou de Platini,
les plus anciens).
Inscription à :
Articles (Atom)




