samedi 15 novembre 2014
vendredi 10 octobre 2014
Patrick Modiano, Prix Nobel de Littérature 2014
Le Prix Nobel de Littérature 2014 a voyagé jusqu’à la France une autre fois. Le français est la deuxième langue plus lauréate (15), après l’anglais (27). Aujourd’hui, l’écrivain gagnant a été Patrick Modiano qui entre alors dans le pavillon des hommes illustres, après Le Clézio (2008), Albert Camus (1957), Jean-Paul Sartre (1964) et d’autres.
Modiano est un écrivain pas bien connu, en Espagne quand même. Malgré tout, son œuvre a été publiée largement dans notre pays par l’editorial Anagrama. Ses livres sont petits bijoux, petits par son extension, plûtot courts, a peu près une centaine de pages, et des bijoux parce qu’ils nous offrent des réflexions changeantes à multiples couleurs, comme un kaléidoscope.
Bien que je ne sois pas un grand connaisseur de son œuvre, j'ai bien aimé ce que j'avais lu. Je n’ai lu seulement que deux œuvres, Un pedigree et Dans le café de la jeunesse perdue. La première, une sorte d’autobiographie et l’autre, un parcours à quatre voix par le Paris des années 60 à la recherche de la protagoniste, une jeune fille perdue dans les égouts de la ville. Je vous reccomande de lire ce dernier livre avec une carte de la ville au côté pour mieux jouir la lecture.
Maintenant, à l’occasion du Prix Nobel, sera un bon moment pour le relire et pour découvrir et savourer d’autres « petits bijoux » encore inconnus.
lundi 6 octobre 2014
samedi 4 octobre 2014
Jacques Plot, la langue morte
Jacques Plot fut un visionnaire de la souche de Jules Verne. Ce n’est pas une casualité qu’il soit né à Nantes, la ville natale de l’écrivain. M. Plot était un ingénieur industriel qui imagina et créa une application qui permettait la traduction spontanée et en temps réel en beaucoup de langues, actionnée seulement par la volonté de l’utilisateur, sans l’aide d’aucune autre support informatique et sans avoir besoin d’être branché au réseau électrique.
En effet, un gros dictionnaire multilingue et un traducteur simultané serait installé aux cerveaux des utilisateurs à travers d’une petite chirurgie. Un microchip contenant le logiciel, inséré dans une capsule de tissu organique du même utilisateur à fin d’empêcher le refus, serait introduit au lobe frontal et stimulé avec des petits pulsions électriques. Après une courte période de formation, la personne serait capable de comprendre et dire n’importe quel message en n’importe quelle langue.
Bien que les premiers essais obtenirent un succès sans tâche, M. Plot ne réussit pas à gagner l’argent nécessaire pour développer son invention à l’échelle industrielle et le ministère de la Santé français opposa des objections en appelant à des risques incontrôlables, selon les déclarations du directeur général de la Santé Publique, M. Dark. Ainsi, le projet fut finalement abandonné et il resta dans l’oubli pendant beaucoup de temps.
Mais, récemment, le corps de l’ingénieur a été trouvé dans son appartement, auprès du Louvre, avec de signes de la torture et avec des menottes passées. Cependant, la cause de la mort a été un arrêt du cœur par la noyade à cause d’une boule en papier qu’il avait dans sa bouche. Cette boule était faite avec des pages arrachées d’un Petit Robert édition 2009 qui restait par terre au côté du cadavre.
Le cas n’est apparu que sur les pages de « Faits divers » des journaux nationaux et il a été rapidement oublié par le grand public. Mais pas pour M. Hammer, un chercheur indépendant qui a soupçonné dès les premiers moments que ce n’était un crime commun. Il a accusé sur les pages du magazine « Alternative » certains gouvernements européens de créer une cellule secrète et conjointe qui serait la responsable de l’assassinat. En concret, il accuse le British Council, l’Alliance Française et l’Institut Goethe d’être les auteurs intellectuels du crime. Les porte-paroles des gouvernements accusés ont refusé cette accusation en disant que ce n’était que la fabulation fantastique de quelqu’un qui cherche ses dix minutes de gloire.
En effet, un gros dictionnaire multilingue et un traducteur simultané serait installé aux cerveaux des utilisateurs à travers d’une petite chirurgie. Un microchip contenant le logiciel, inséré dans une capsule de tissu organique du même utilisateur à fin d’empêcher le refus, serait introduit au lobe frontal et stimulé avec des petits pulsions électriques. Après une courte période de formation, la personne serait capable de comprendre et dire n’importe quel message en n’importe quelle langue.
Bien que les premiers essais obtenirent un succès sans tâche, M. Plot ne réussit pas à gagner l’argent nécessaire pour développer son invention à l’échelle industrielle et le ministère de la Santé français opposa des objections en appelant à des risques incontrôlables, selon les déclarations du directeur général de la Santé Publique, M. Dark. Ainsi, le projet fut finalement abandonné et il resta dans l’oubli pendant beaucoup de temps.
Mais, récemment, le corps de l’ingénieur a été trouvé dans son appartement, auprès du Louvre, avec de signes de la torture et avec des menottes passées. Cependant, la cause de la mort a été un arrêt du cœur par la noyade à cause d’une boule en papier qu’il avait dans sa bouche. Cette boule était faite avec des pages arrachées d’un Petit Robert édition 2009 qui restait par terre au côté du cadavre.
Le cas n’est apparu que sur les pages de « Faits divers » des journaux nationaux et il a été rapidement oublié par le grand public. Mais pas pour M. Hammer, un chercheur indépendant qui a soupçonné dès les premiers moments que ce n’était un crime commun. Il a accusé sur les pages du magazine « Alternative » certains gouvernements européens de créer une cellule secrète et conjointe qui serait la responsable de l’assassinat. En concret, il accuse le British Council, l’Alliance Française et l’Institut Goethe d’être les auteurs intellectuels du crime. Les porte-paroles des gouvernements accusés ont refusé cette accusation en disant que ce n’était que la fabulation fantastique de quelqu’un qui cherche ses dix minutes de gloire.
samedi 13 septembre 2014
L'amour est un crime parfait
« L'amour est un crime parfait » est un film hivernal. Pas seulement par le paysage, les Alpes auprès de Lausanne à plein hiver, mais par l’histoire. Une histoire marquée par le fatalisme, comme si on parlait d’une tempête dense de neige qui couvre le paysage, mais qui cache aussi les misères des vies humaines, menaçant de les étouffer.
Le protagoniste, un professeur de littérature dans la quarantaine, joué magistralement par Mathieu Amalric, sujet des passions radicales, est attiré fortement par des femmes plus jeunes que lui, n’importe qu’elles soient des élèves ou les mères de ses élèves, fait qui lui amène dans des situations très controverties qui menacent avec la défaite de son parcours professionnel. Mais il cache un secret terrible, gardé aussi par sa sœur, qui cohabite avec lui.
Les autres personnages montrent un catalogue de caractères vraiment extrêmes : la sœur avec de tendances incestueuses, l’adolescente capricieuse, la police… Ce sont aussi des forces incontrollables qui gèrent les conductes humaines, comme ceux qui ont haussé les hautes montagnes qui les entourent. Il n’a pas d’options à y opposer. Le printemps désiré n’arrivera jamais.
L’histoire amène les spectateurs dans un tournage hypnotique où la violence, la passion, la folie sont omniprésents. Un vertige nous soulève jusqu’au bout de la falaise, où l’attraction du vide devient fatalement incontournable. En résumé, un film à voir, un film à jouer, à s’y abandonner.
mercredi 10 septembre 2014
vendredi 15 août 2014
mercredi 13 août 2014
Limónov
Limónov est le titre du dernier livre d’Emmanuel Carrère, qui lui a remporté le Prix des Prix, le plus fastueux de la littérature française. L’histoire est passionnante, celle d’un personnage réel, Edouard Limónov, un poète, écrivain, aventurier, politicien, criminel, révolté, « terroriste », « héro »… Et c’est ça que la fait passionnante, sa vie, la multiplicité de facettes et rôles que ce personnage a joué ailleurs.
Mais, malgré cette variété qui pourrait nous faire penser à un esprit vaporeux et fluctuant, bien au contraire, ce qu’impulse toute sa vie est la volonté de devenir un héro couronné par la gloire, de sucer la moelle osseuse de la vie, soit les femmes, soit les livres, soit la guerre. Le succès qu’il envie est celui des écrivains fameux, des grands soldats, des leaders, des séducteurs des masses. Un personnage controversé qui n’a pas renoncé à la violence, à la cruauté et qui a vécu profondément l’envie, la rage, la haine.
Ce que nous inspire, ce n’est pas de la bienveillance. On le craint, on l’aime. On le refuse, on le respecte. On le condamne, on le comprend. Nous avons été élevés dans le respect des autres, dans les bons sentiments, jamais blesser les autres, toujours prêts à aider ceux qui souffrent, même si ceci signifie l’abandon ou la répression des désirs les plus intimes. Vraiment, ils sont peu ceux qui poussent la volonté de vivre selon leurs principes et croyances jusqu’au bout. Et Limónov a été un des ces types.
Emmanuel Carrère a écrit une biographie à la fin, mais mêlée de réflexions personnelles sur la politique, l’ambiance des cercles littéraires, ceux des émigrés russes en France, lui-même un personnage marginale de l’histoire racontée. Une histoire fortement contextualisée, où transitent Eltsine, Poutine, Arkan, Milosevic et une bonne partie de l’histoire de l’Europe.
mardi 12 août 2014
Une rencontre... avec Sophie Marceau
“Une rencontre”, avec et pour Sophie Marceau, est un film absolument dédié à exalter la figure de l'actrice. Il nous rend un ensemble d'images dont nous nourrirons nos rêves pendant plusieurs semaines. L'actrice nous montre un éventail accablant de grimaces et des gestes -souriante, triste, fachée, séduisante, burlesque- qui fera les délices de ses admirateurs.
L'histoire , à son côté, est décevante, une autre histoire d'amour insatisfait, de désir réprimé par des contraintes morales bourgeoises, la sauvegarde de la famille -“mon seul tabou, ce sont les hommes mariés”, dit la protagoniste, récemment sortie d'une relation amoureuse-, qui n'empêche pas les amants de rêver d'une tel situation. Mais, où est vraiment le “mensonge”, la “trahison”? Au moment de l'acomplissement de l'acte sexuel, dès le moment où commence le désir, ou au procès de séduction, conscient ou pas -les premier mots, les sourires, les regards mutuelles-?
En tout cas, l'attitude de la protagoniste peut être plus rationnelle et honnête que celle de l'homme, vue qu'elle puisse obéir simplement à une restriction fonctionnelle, empêcher des complications supplémentaires. Mais l'homme, il rénonce à matérialiser ses rêves par peur, par lâcheté. Peur à perdre son status, peur à n'être pas à l'hauteur d'un amour fou et passionné, il préfère la rencontre furtive, cachée, condamnée infailliblement à la défaite.
En conclusion, un film raté, mais qui nous offre la possibilté de jouir des images incontournables de Sophie Marceau et seulement pour cette raison, un film hautement recommendé.
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