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dimanche 19 décembre 2010

Dîner, le 18 décembre

Vers la levée du "tabou gay" dans l'armée américaine


Manifestation devant le Capitole pour soutenir l'abrogation de la loi de 1993 interdisant aux soldats américains d'afficher leur homosexualité.
Manifestation devant le Capitole pour soutenir l'abrogation de la loi de 1993 
interdisant aux soldats américains d'afficher leur homosexualité.
AFP/ALEX WONG
Le Congrès des Etats-Unis a approuvé, après un ultime vote au Sénat samedi 18 décembre, l'abolition de la loi controversée de 1993 interdisant aux soldats américains d'afficher leur homosexualité, longtemps réclamée par le président Barack Obama.
Les élus ont adopté le texte prévoyant l'abrogation de la mesure par 65 voix contre 31, avec le soutien de huit élus républicains malgré une forte opposition de leur camp.
Le président Obama va pouvoir promulguer la loi dans les prochains jours. Mais, il faudra ensuite plusieurs mois avant son entrée en vigueur, le temps pour les forces armées de se préparer à l'arrivée de soldats ouvertement homosexuels dans ses rangs.
Saluant un vote "historique", le secrétaire à la Défense Robert Gates a d'ailleurs prévenu les militaires que "pendant ce temps, la loi actuelle reste en vigueur", même si dans les faits aucune procédure visant à chasser de l'armée un soldat homosexuel n'a été engagée depuis octobre, selon le Pentagone.
Des partisans de l'abolition de la loi "don't ask, don't tell", lors d'une conférence de presse, le 15 décembre 2010, à Washington.
Des partisans de l'abolition de la loi "don't ask, don't tell", 
 lors d'une conférence de presse, le 15 décembre 2010, à Washington.
AFP/MARK WILSON
"Comme le président le dit depuis longtemps, mettre fin à la directive "Don't ask, don't tel" et permettre aux gays et lesbiennes de servir ouvertement dans l'armée renforcera notre sécurité nationale, tout en confirmant le principe fondamental d'égalité sur lequel notre pays a été fondé", a déclaré la Maison blanche dans un communiqué, après le vote du Sénat.
Le sujet a fait l'objet d'un débat passionné dans la société américaine ces derniers mois avec l'intervention de personnalités telles que la chanteuse Lady Gaga qui a diffusé plusieurs messages sur internet en faveur de l'abolition de la loi qu'elle qualifie de discriminatoire.
PARCOURS DU COMBATTANT LÉGISLATIF
En mai, la Chambre avait approuvé l'abolition de cette loi dite "Don't ask, don't tell" (Ne rien demander, ne rien dire) qui oblige les gays et lesbiennes de l'armée à taire leur orientation sexuelle sous peine d'être renvoyés. Mais le Sénat avait rejeté la semaine dernière une première version de la mesure, glissée dans un vaste projet de loi de finance pour le Pentagone. Depuis, des élus des deux camps ont décidé de déposer un nouveau projet de loi indépendant, c'est-à-dire qui n'est pas inséré dans un autre texte. La Chambre des représentants a approuvé le nouveau texte mercredi par 250 voix contre 175.
Samedi, peu avant le vote au Sénat, le sénateur républicain John McCain, l'un des principaux opposants au texte, avait souligné les "importants dégâts" que provoquerait celui-ci s'il était voté. "La première victime de la guerre en Irak était un homosexuel. La mine qui lui a arraché la jambe droite se moquait de savoir s'il était gay ou hétéro. Nous devrions faire de même", a de son côté déclaré le sénateur démocrate Carl Levin, qui préside la commission sénatoriale de la défense. Malgré une forte opposition de la part la majorité des républicains à la chambre haute, six sénateurs conservateurs ont voté pour l'abolition.
14000 SOLDATS RENVOYÉS À CAUSE DE LEUR ORIENTATION SEXUELLE
Le président Obama avait répété à plusieurs reprises qu'il souhaitait une abolition de la loi avant la fin de l'année. Le plus haut gradé de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, a assuré récemment que les soldats américains étaient "prêts" pour l'abolition du texte controversé. Une étude du Pentagone dévoilée fin novembre montre qu'une majorité de militaires et de leurs conjoints sont favorables à l'abrogation. Mais, certains élus, essentiellement républicains, craignent que l'abrogation de la loi ne menace l'efficacité des soldats au combat. Les républicains ont mis en avant le fait que plusieurs hauts gradés s'opposent à son abolition, dont le général James Amos, patron des Marines.
Si la loi est abolie, il faudra toutefois plusieurs mois avant son entrée en vigueur, le temps pour les forces armées de se préparer à l'arrivée de soldats ouvertement homosexuels dans ses rangs. Egalement attaquée sur le front judiciaire pour son caractère discriminatoire, la loi a conduit depuis sa mise en place au renvoi de l'armée de quelque 14 000 soldats en raison de leur homosexualité, selon des associations.

samedi 18 décembre 2010

AUJOURD'HUI DANS LA RUE ET DEMAIN ON CONTINUE

Espagne : les syndicats manifestent contre la réforme des retraites

SUDPRESSE

LE SOIR

L'EXPRESS 

La mobilisation continue AUJOURD'HUI dans différentes localités


 Samedi 18 décembre, des manifestations pour la récupération de droits et la défense de l'État social, convoquée par CCOO PV, UGT PV et Intersyndicale Valencienne, dans les localités suivantes :

                                                        
18:00. Valencia, plaza San Agustín.
18:00. Alicante, escalinatas Jorge Juan.
18:00. Castellón, plaza de la Independencia.
18:00. Elche, plaza de las Chimeneas “L’Algeps”.
18:00. Elda, plaza Castelar.
12:00. Alcoi, plaza Al-Azraq. 

JE PENSE DONC JE SUIS

Vive la philo en 2de !


Il est des arguments en faveur de l'enseignement de la philosophie qui vont exactement à l'encontre de la cause que l'on veut servir. Tel est le cas avec la tribune de Guillaume Pigeard de Gurbert (Le Monde du 26 novembre).
Selon son auteur, il faudrait, pour établir les conditions de l'enseignement de la philosophie, partir d'une définition de la philosophie elle-même. Cette première erreur commise, M. Pigeard de Gurbert énonce sa définition : il s'agirait dans la philosophie de "la prise en compte de la pensée de l'impensable". Bien que l'on assure que cette caractérisation "se retrouve à chaque fois chez les grands philosophes", j'avoue ne pas réussir à la retrouver, par exemple, chez Aristote, Thomas d'Aquin, Descartes, Spinoza, Leibniz, Locke, Hume, Kant, Hegel.
De cette pseudo-définition peu intelligible, qui reste sa découverte personnelle, M. Pigeard de Gurbert tire la conclusion qu'il serait trop tôt pour faire de la philosophie en 2de : les élèves n'auraient pas la maturité requise pour enfin affronter "la tragédie de l'impensable".
Le plus grave dans l'affaire est qu'un tel argument, qui entretient l'illusion d'une altérité radicale que l'enseignement de la philosophie devrait à sa position de surplomb, donne une image plutôt répulsive ; il accrédite les préjugés tenaces qui, ici ou là, entretiennent la méfiance à l'égard d'un enseignement qui mérite de meilleurs défenseurs.
Le groupe d'experts dont j'ai eu à présider les travaux d'où sont issus les programmes actuellement enseignés dans les classes, avait pour mandat de rester dans le cadre d'un enseignement limité à la seule année de terminale. Nous étions pourtant très nombreux au sein de ce groupe à penser que les choses iraient beaucoup mieux pour cet enseignement s'il était étalé progressivement sur plusieurs années. Je reste convaincu que le bon moment pour commencer se situe en classe de 2de, avec une continuité de l'enseignement sur trois ans.
Qu'attend-on en effet de l'enseignement de la philosophie ? Non pas qu'il véhicule une définition préalable de la philosophie, quand bien même d'ailleurs elle trouverait une attestation de légitimité réelle chez tel ou tel grand philosophe. A défaut, un consensus assez large peut être réalisé sur les objectifs de cet enseignement : amener chaque élève à l'exercice réfléchi du jugement, et lui permettre d'acquérir une culture philosophique initiale.
Les moyens en sont de maîtriser des concepts éprouvés dans l'analyse de notions communes fondamentales (vérité, liberté, justice, etc.), de formuler un problème impliqué dans l'application de ces notions, de mener la discussion ordonnée des problèmes en reconnaissant les présupposés et les conséquences de leurs solutions possibles, le tout en s'instruisant, au travers d'oeuvres ou de textes des grands philosophes, de la façon dont une telle pensée a pu être portée à son plus haut degré de responsabilité.
Les exigences associées à ce travail ne relèvent pas d'une capacité intellectuelle hors de portée d'un élève de 2de, pourvu qu'il soit convenablement accueilli par un choix judicieux des thèmes à étudier et des exercices qui les accompagnent.
Commencer l'étude de la philosophie en 2de et la poursuivre pendant trois années comporterait, pour tous les élèves et donc au-delà d'une expérimentation limitée, toutes sortes d'avantages.
Tout d'abord, celui d'introduire une progressivité dans l'agencement du programme. La règle du jeu a maintenu le temps court d'une seule année, là où un étalement dans une plus longue durée permettrait l'acquisition d'une familiarité avec la discipline enseignée, donnant à l'élève beaucoup plus d'assurance dans son apprentissage et les moyens de consolider ses résultats.
Ensuite, les élèves trouveraient l'occasion, dans la plupart des cas, d'avoir affaire à plusieurs professeurs différents, dont chacun aurait sa propre façon de faire. On en finirait ainsi avec la représentation plus ou moins fantasmée d'un intercesseur unique entre l'élève et la philosophie, et l'on réduirait les risques de déception liés à cette unicité.
Pour ne rien dire de l'université, et à s'en tenir aux formations où les étudiants ne se spécialisent pas complètement, un élève qui poursuit sa scolarité en classe préparatoire aux grandes écoles peut rencontrer deux ou trois professeurs de philosophie différents. Qui niera que ce soit une occasion d'enrichissement intellectuel ?
Enfin, un des motifs de la difficulté que beaucoup d'élèves rencontrent lorsqu'ils abordent, trop tard, l'enseignement de la philosophie, est qu'il se trouve alors exclusivement corrélé à la préparation d'une épreuve du baccalauréat. A tort ou à raison - sans doute à tort, mais le fait est là - il en résulte une appréhension, entretenue par des rumeurs sur la valeur de la notation en philosophie, qui obère de difficultés superflues le travail des élèves et des professeurs ; elles seraient fortement amoindries s'il en allait ici de la philosophie comme du reste.
Assurément, cette conception banale, et délibérément telle, de l'enseignement de la philosophie ne promet pas aux élèves d'"entrer en philosophie", comme on entre dans le temple des mystères initiatiques. Il leur suffirait d'entrer en classe sans la crainte (ou l'espoir, ce qui ne vaudrait pas mieux) d'avoir à y subir une "épreuve".
En bref, il s'agit simplement de faire de la philosophie qu'on enseigne une discipline scolaire comme les autres. Qu'on ne dise pas que l'on nie par là ce qui différencie la philosophie des autres matières, pas plus que l'on n'a à effacer les différences qui existent tout aussi bien entre les mathématiques et l'histoire, l'anglais et la physique-chimie.
Il ne s'agit de rien d'autre que de rendre définitive l'inscription nécessaire de la philosophie comme une composante indissociable de notre enseignement des lycées.

vendredi 17 décembre 2010

Le Louvre va acheter "Les Trois Grâces" grâce aux dons du public


Le Louvre a lancé un site Internet pour récolter les dons du public et présenter "Les Trois Grâces" de Cranach.
Le Louvre a lancé un site Internet pour récolter les dons du public et présenter "Les Trois Grâces" de Cranach.Capture d'écran
Le Louvre va pouvoir acheter Les Trois Grâces de Lucas Cranach, après avoir recueilli un million d'euros de dons auprès de particuliers, somme qui lui manquait pour conclure l'acquisition, a annoncé vendredi le musée français. Cinq mille donateurs ont répondu à l'appel lancé le 13 novembre par le Louvre, qui a créé un site web pour l'occasion sur le thème "Tous mécènes".
Les Trois Grâces, tableau peint sur bois réalisé en 1531 par Lucas Cranach l'Ancien, grand peintre de la Renaissance allemande, présente trois gracieuses jeunes femmes nues sur un fond sombre. Le vendeur demande 4 millions d'euros pour cette œuvre qui se trouve en France et a été classée "trésor national". Le Louvre avait déjà rassemblé 3 millions d'euros grâce au mécénat d'entreprise et à ses propres crédits d'acquisition, mais il lui manquait un million pour boucler la transaction, d'où son appel à la générosité du public. Le musée avait une date-butoir, le 31 janvier, pour trouver les fonds. Il ne lui a fallu qu'un peu plus d'un mois pour réunir la somme manquante.
Les donateurs sont essentiellement français, les sommes allant de 1 euro à 40 000 euros, avec une moyenne des dons de 150 euros. Des petites et moyennes entreprises et des fondations françaises ou étrangères ont également participé. En 1988, le Louvre avait déjà lancé une souscription publique afin de pouvoir acquérir Saint Thomas à la pique du peintre français Georges de La Tour. Mais c'était avant l'avènement de l'Internet et elle n'avait pas eu cette ampleur.

UN MOINEAU


Les gens réfléchissent trop à ce qu'ils doivent faire et trop peu à ce qu'ils doivent être.

Maître Eckhart (Dominicain allemand)

mercredi 15 décembre 2010

La tête d'Henri IV a été authentifiée


Elle est "légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte" et porte plusieurs signes distinctifs.
Elle est "légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte"  
et porte plusieurs signes distinctifs.AP
Des scientifiques ont authentifié la tête du roi Henri IV, retrouvée après plusieurs siècles de pérégrinations rocambolesques chez un retraité en 2008, une découverte stupéfiante qui pourrait permettre de mettre au jour d'autres reliques royales oubliées. La tête d'Henri IV est "en très bon état de conservation" et comporte des cheveux et des restes de barbe, souligne une étude du British Medical Journal (BMJ), publiée mercredi, qui détaille cette étonnante découverte.
Elle est "légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte" et porte plusieurs signes distinctifs : "Une petite tache sombre de 11 mm de long juste au-dessus de la narine droite, un trou attestant du port d'une boucle d'oreille dans le lobe droit, comme c'était la mode à la cour des Valois, et une lésion osseuse au-dessus de la lèvre supérieure gauche, trace d'une estafilade faite au roi par Jean Châtel lors d'une tentative de meurtre le 27 décembre 1594."
L'étude a été réalisée par dix-neuf scientifiques rassemblés autour du docteur Philippe Charlier, médecin légiste de Garches baptisé "l'Indiana Jones des cimetières", connu pour avoir révélé l'empoisonnement au mercure d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII, et démontré que les restes conservés au château de Chinon n'étaient pas ceux de Jeanne d'Arc. Le Dr Charlier a travaillé en collaboration avec l'un des historiens d'Henri IV les plus connus, Jean-Pierre Babelon.
Assassiné par Ravaillac, un fanatique catholique, le 14 mai 1610, Henri IV a été enterré à la basilique Saint-Denis le 1er juillet avec tous les autres rois de France. Mais son cercueil a été ouvert en 1793 par les révolutionnaires, explique Rodolphe Huguet, président du Cendre (Cercle d'études des nécropoles dynastiques et royales européennes), passionné par l'histoire de ce roi. "Le corps a été jeté dans une fosse commune avec les autres. C'est à ce moment-là, vraisemblablement, que la tête en a été séparée. Aucun document ne dit qui l'a prise. Après la Révolution, des morceaux de dépouilles royales sont réapparus chez des particuliers."

lundi 13 décembre 2010

"Tintin au Congo" devant un tribunal en Belgique



Mbutu Mondondo a déposé une plainte devant un juge d'instruction bruxellois pour racisme contre la société Moulinsart SA, qui gère les droits d'Hergé, créateur de Tintin.
Mbutu Mondondo a déposé une plainte devant un juge d'instruction bruxellois pour racisme contre la société Moulinsart SA, qui gère les droits d'Hergé, créateur de Tintin. AFP/SEBASTIEN PIRLET

Après plus de trois ans de procédure, l'interdiction en Belgique de Tintin au Congo franchira-t-elle une étape décisive, lundi 13 décembre, au tribunal de première instance de Bruxelles ?
Bienvenu Mbutu Mondodo, 42 ans, Congolais mais résidant en Belgique depuis plus de vingt ans, comptable de profession, est décidé à obtenir la condamnation pour racisme de l'album d'Hergé, via l'insertion d'un bandeau explicatif et d'un texte "contextualisant le sujet dans l'époque", faute de quoi il exige "l'interdiction pure et simple" de sa vente en Belgique. C'est en apprenant, en 2007, la décision prise en Grande-Bretagne d'accompagner la version anglaise de Tintin au Congo d'un bandeau et d'un encart remettant cette BD dans le contexte du paternalisme colonial belge des années 1930, ainsi que la vente interdite aux moins de 18 ans décidée par une chaîne de grands magasins britanniques, que M. Mbutu Mondodo a porté plainte, à l'été 2007, devant les tribunaux du royaume.
"J'ai d'abord téléphoné à Moulinsart (la Fondation Moulinsart SA, qui gère les produits dérivés de l'oeuvre d'Hergé), après la décision britannique. On m'a répondu que cela ne me regardait pas et on m'a raccroché au nez. La société n'a pas voulu parler à quelqu'un d'ordinaire. J'ai été vexé qu'on ne prenne pas en compte la remarque d'un simple citoyen, j'ai alors saisi la justice", raconte M. Mbutu Mondodo. "Au regard de la loi belge de 1981, cette BD est clairement raciste", poursuit-il. "J'ai l'intention de faire venir devant les tribunaux plusieurs témoins, dont des historiens et des représentants de l'Eglise, afin de prouver que cette BD a été commandée à Hergé par l'Eglise belge, désireuse d'attirer des colons et des vocations de missionnaires."
"OUI À LA PÉDAGOGIE"
Le tribunal de première instance de Bruxelles doit statuer sur plusieurs questions : sa compétence dans ce dossier (ou dans le cas contraire, son transfert au tribunal de commerce) et la production des contrats liant l'éditeur traditionnel de Tintin, Casterman, et la Fondation Moulinsart SA. Les deux sociétés s'y opposent, arguant du secret des affaires. Bienvenu Mbutu Mondodo estime "essentiel" l'examen de ces liens.
De leur côté, Casterman et Moulinsart SA plaident le contexte de l'époque de parution de la BD (en 1930-1931 dans les pages du journal Le Petit XXe) et l'aspect "hyper-politiquement correct" de la plainte.
Bienvenu Mbutu Mondodo était par ailleurs l'un des invités vedettes du premier Salon des auteurs africains de bande dessinée, qui a eu lieu du 3 au 5 décembre à la mairie du Ve arrondissement, à Paris. Le Salon, qui a réuni une trentaine d'auteurs venus du Gabon, du Cameroun, du Bénin, du Tchad, de République démocratique du Congo, etc., a programmé plusieurs conférences-débats dont l'une était consacrée au thème "Colonisation et décolonisation dans la BD", et à laquelle participait Bienvenu Mbutu Mondodo. Ce dernier a réitéré les raisons de sa plainte contre Tintin au Congo, réfutant au passage "toute quête de notoriété" et "les rumeurs selon lesquelles (il) ne paierai(t) pas ses avocats".
A ses côtés, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), qui soutient M. Mbutu Mondodo dans sa plainte. Plus conciliant, il "préfère la solution des bandeau et texte explicatifs à une interdiction : non à la censure, oui à la pédagogie". Quant aux auteurs de BD africains présents au débat, ils étaient peu sensibles à la plainte de M. Mbutu Mondodo. "Interdisez Tintin au Congo en RDC mais pas au Gabon, je dessine d'ailleurs les Noirs comme Hergé !", a lancé en riant l'auteur de BD et caricaturiste gabonais Pahé. Pour Willy Zekid, du Congo-Brazzaville, qui collabore au journal satirique ivoirien Gbich, "il y a d'autres combats plus importants que cette interdiction, qui n'est pas mon combat. Il revient aux Africains de créer des BD qui montrent l'Afrique telle qu'elle est. Il y a aussi la lutte pour la liberté de la presse".

dimanche 12 décembre 2010

Le Noël est ici....

Que la magie de Noël
Vous apporte joie et gaieté
Dans vos foyers.
Qu’elle soit le prélude
D’une nouvelle année
Emplie de bonheur, de paix
Et de sérénité pour vous
Et ceux qui vous sont proche.

Joyeux Noël
Bonne Année à tous!

samedi 11 décembre 2010

Alicante "pour" Wikileaks

Vendredi, 10 décembre. Público. Dernière page. Colonne d'un collaborateur du journal.
Là on pourrait lire la protestation de Lula, l'ex-président brésilien, pour l'emprisonnement de Julian Assange, le créateur de Wikileaks, l'organisation qui a dévoilé milliers de papiers "secrets" de la diplomatie américaine. Depuis le moment où cette histoire a commencé, octobre 2010, la chasse à l'homme a commencé aussi. Le procureur suédois a demandé à l'Interpol la détention de ce sujet. Deux femmes -dans certains médias elles seraient des collaborateurs de Wikileaks, d'autres informations en parlent comme des journalistes- ont dénoncé des violences sexuelles. La banque suisse où l'organisation avait un compte bancaire l'a fermé; Mastercard, Visa et d'autres systèmes de paiement ont aussi suspendu leurs services. Amazon, qui hébergeait le site de l'organisation, a fait comme ça. Désormais, un groupe qui soutient les actions de Wikileaks, sous le nom d'Anonymus, a commencé des attaques contre ces entreprises et les participants à des protestations diverses cachaient leur identité sous  l'image du personnage V de Vendetta (un BD et film qui a eu un certain succès récemment). Assange, qui restait occulte à Londres, s'est présenté à la justice britannique qui a ordonné une arrestation sans possibilité d'obtenir la liberté sous caution.
À travers de la page www.freewikileaks.eu ont été convoquées des manifestations pour défendre la liberté d'expression et contre la persécution de cette organisation. À Alicante, ça serait samedi, le 11, à 18h, en face du consulat britannique. J’étais là. À cette heure il n'y avait que 17 personnes. Pas vrai, 21: deux polices locales, deux journalistes de Canal 9 et 17 manifestants dont 15 n'avaient pas les 30 ans et 2 qui surpassaient la cinquantaine.